La formation aux métiers dans le digital est une rampe d’accès aux meilleures opportunités professionnelles et un accélérateur de carrière, mais ce secteur en pleine croissance manque de talents féminins. Pour pallier ce manque, Kriss Brochec Aka et Daphné Niwadju ont organisé la « Woman digital week » à Brazzaville. Le but est de donner aux femmes leur juste place dans le numérique.

Programme de renforcement des capacités et compétences en matière du numérique et du digital à l’endroit des femmes congolaises, la « Woman digital week » réunit, depuis le 14 mars, des entrepreneures, étudiantes et fonctionnaires des secteurs privé et public.

La formation, qui prendra fin le 19 mars, permet aux participantes de connaître les fondamentaux de divers domaines prometteurs dans le digital, à l’instar de la cybersécurité, le web 3.0, le marketing d’influence, etc.

Dans le même sillage, les partcipants apprennent à mieux maîtriser les réseaux sociaux, à créer du contenu, des sites internet, blog, boutiques en ligne et bien d’autres.  Outre ces diverses activités (Bootcamp, une formation intensive et continue, afterwork, ateliers), la formation se donne également pour mission de promouvoir le numérique congolais.

« Le Congo, en termes du numérique, est en train de faire son petit bout de chemin mais les acteurs de ce secteur sont conscients que le numérique et l’autonomisation de la femme vont de pair.  C’est aussi un accélérateur de compétence, de développement des entreprises, on a bien vu l’importance du numérique à travers la crise, que ce soit dans la gestion des tests covid, de l’enseignement, ou encore des transactions Mobile Money », a fait savoir Kriss Brochec Aka, promotrice de l’événement.

Depuis quelques années, le Congo a entrepris des efforts substantiels pour construire des infrastructures de base afin de favoriser le développement de ce secteur. Quelques entreprises ont réussi à se faire une place dans l’économie numérique, en particulier dans le domaine de la fourniture de services, mais l’écosystème demeure relativement fragile et de nombreuses petites entreprises peinent encore à exister en l’absence de débouchés ou de dynamique d’ensemble.

Dans ce contexte, certaines initiatives comme la « Woman digital week » méritent d’être soulignées, car ce genre de formation favorise la montée en expertise des citoyens congolais sur les évolutions et innovations technologiques, transformant ainsi la société en profondeur et stimulant l’entrepreneuriat et l’innovation. On comprend bien à quel point il est crucial de viser un équilibre entre les femmes et les hommes dans le numérique : cette parité assurera une construction non biaisée des technologies utilisées. « Le but que nous visons, à travers cette formation, c’est de permettre aux femmes d’avoir suffisamment confiance en elles pour briser les préjugés qui pèsent sur leur épanouissement véritable », a conclu Kriss Brochec Aka.

Source Dépêches de Brazzaville